Discours de Marc Früh

politagentur Allgemein, Referate November 12, 2019

Berne, le 11 novembre 2019

(les paroles prononcées font foi)

Monsieur le président de l’UDF et du comité référendaire,

Madame la Conseillère nationale,

Mesdames et messieurs les journalistes

Mesdames et messieurs,

Je vous salue à l’occasion de cette conférence de presse inter parti, sur le référendum „contre cette loi de censure.“ C’est avec beaucoup de joie que nous sommes ici pour présenter nos arguments contre la nouvelle loi de censure, issue d’une initiative parlementaire visant à modifier l’art. 261 bis du code pénal, par un ajout lié à „l’orientation sexuelle“. Pour rappel, le référendum avait abouti avec plus de 68’000 signatures, malgré de vives oppositions et des affabulations de tricheries.

Voter, donner notre avis, est une forme d’expression de notre liberté de penser, de discuter et de s’exprimer. La liberté d’expression est une liberté fondamentale protégée par les droits de l’homme. C’est le droit de débattre et de confronter les idées, d’écouter les arguments de l’autre partie, mais aussi le droit d’exprimer son propre avis sur tous les sujets de la vie. Nos ancêtres se sont engagés et ont lutté pour obtenir la liberté, à nous de nous engager pour la conserver.

Nous ne voulons pas d’une nouvelle loi qui, d’une manière ou d’une autre, bloque l’expression et le partage. Non à une muselière de la parole, car c’est aussi un bâillon à la réflexion. Au lieu de criminaliser des opinions légitimes, disons non à cette loi de censure.

Un citoyen libre doit pouvoir parler de tout, et cela sans devoir craindre des accusations et des dénonciations. Comment éduquer les enfants et les jeunes sans oser argumenter sur les côtés positifs et négatifs induits suivant l’orientation sexuelle. Parents, enseignants, médecins, pasteurs et formateurs doivent pouvoir transmettre leurs opinions en toute liberté, sans épée de Damoclès ou sans risque d’être dénoncés, voire accusés.

Refuser cette nouvelle loi, ce n’est pas autoriser la violence ou la diffamation envers les homosexuels. Le droit en vigueur en Suisse protège déjà chaque citoyenne et chaque citoyen des paroles acerbes ou déplacées. L’égalité juridique et l’interdiction de discrimination sont garanties et appliquées dans notre pays.

Les personnes de diverses orientations sexuelles sont membres à part entière de notre société. Elles n’ont pas besoin d’être reléguées par une loi spécifique, à une minorité supposément faible et nécessitant des égards particuliers.

Un avis de droit a été sollicité, afin de déterminer les enjeux et les implications liés à la modification de la norme pénale. Déterminer à partir de quel moment un discours est haineux, est difficile à établir. Les critères sont subjectifs et la perception des paroles est liée à de nombreux étalons individuels. Ceci ouvre la porte à de nombreux abus et une avalanche de plaintes, beaucoup de travail judiciaire.

Pour l’UDF, une saine cohabitation entre différents groupes de citoyens, aux diverses aspirations de vie, ne peut pas être réglée par de nouvelles lois. Les considérations morales et le respect du prochain sont les meilleurs garants d’un vivre ensemble harmonieux et agréable.

Pour toutes ces raisons, le comité inter parti invite la population à profiter de sa liberté et à la préserver en exprimant sa volonté par un refus de la modification de l’article 261 bis du code pénal. Non à une loi qui censure.

Merci pour votre attention.

Marc Früh

Berne, 11. November 2019

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